L'ÉGLISE
L'église est formée : de l'ancienne chapelle du château, laquelle forme l'abside, d'une
partie plus récente, datant du XVe siècle et enfin d'un troisième construction moderne.
Seule, la partie la plus ancienne, mérite d'être détaillée, les autres n'offrant aucun
intérêt du point de vue historique, ni du point de vue artistique, nous décrirons donc
la construction contemporaine du château.
A gauche de l'autel, la
baie est garnie, en partie, d'un vitrail très ancien, datant probablement de l'époque
où le château était encore existant. Il est en mauvais état. Il représente Saint
Baudrice. En face de lui est un pénitent agenouillé, entre eux, trois petits marcassins,
enfin, au fond, un arbre.
En 1921, nous avons découvert, de
chaque côté, et sous cette baie, des fresques que nous avons décapées avec soin des
couches de badigeon qui les recouvraient. Ces fresques exécutées à la détrempe
semblent être aussi contemporaines du château. |
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Nous avons demandé au ministre
des Beaux-Arts de nous adresser une personne compétente pour juger de l'intérêt de ces
fresques qui s'étendent encore sous une surface importante de badigeon. Notre demande
n'eut pas de suite. Notre travail a mis à découvert trois mètres carrés de ces
peintures.
Dans la partie
construite au XVe siècle, on remarque au sommet d'une des voûtes de style ogival trois
écussons sculptés, mais tous sont mutilés au point qu'il est difficile d'en deviner les
motifs. On distingue cependant, vaguement, dans l'un deux : trois fleurs de lys et une
couronne royale. Sous le porche, dans une grande niche, est une vierge, statue en pierre
peinte du XIVe siècle (classée).
Dans le dallage de
l'église, sont disposées sans ordre des pierres tumulaires en fragments portant des
inscriptions tellement frustes qu'elles sont illisibles. Ces dalles devaient autrefois
recouvrir des sépultures situées dans le choeur. Des réfections les ont fait fragmenter
(sauf une restée entière) et utiliser en d'autres endroits.
La seule exhumation à
l'intérieur de l'église dont nous ayons eu relation est celle de : Messire Claude
Pierre, docteur en théologie, décédé le 19 mars 1733 (il était desservant de la
paroisse).
Autrefois la toiture de
l'église était surmontée d'un clocheton qui abritait une petite cloche fêlée que les
habitants des villages voisins appelaient par dérision "le chaudron de
Pierre-Perthuis". En 1865, on édifia un clocher plus important et d'ailleurs d'une
navrante banalité. Il donna asile à une cloche de 552 kilos.
Lorsque, étant à
l'intérieur, on fait face au clocher, on remarque sur le mur de façade de l'église, à
droite, des restes de sculptures anciennes. C'est une partie d'entablement représentant
des feuilles de vigne et des raisins.